France 1924 / 1930
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Gabriel Noël Rispal - Sculpteur
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Jean Gabriel Noël Rispal est né à Bordeaux le 17 mai 1892 et s’est éteint en 1970

L' artiste signait "G.N. Rispal".

LES MONUMENTS DE LA PLACE DE L’ÉGLISE DE SAINT-VINCENT DE TYROSSE     

par Francis Hirigoyen     

 ... ... ...                              LA VIERGE DES PRISONNIERS 

 ... Le choix du sculpteur  Il se trouve que mon oncle s’était pris d’amitié avec un sculpteur de la région, un peu plus âgé que lui, Gabriel Rispal, qui était également étudiant à Paris aux Beaux Arts ...  C’est donc tout naturellement que ma grand-mère se tourna vers lui d’autant plus qu’il avait déjà travaillé dans la famille. 
Avant d’entamer sa bibliographie sommaire (grâce au travail d’une jeune étudiante Anne Decouvelaere qui y a consacré son mémoire de DEA à l’Université de Bordeaux III, en 1994, sous la Direction de Robert Couste, professeur d’Histoire de l’Art Contemporain), je voudrais dire que j’ai bien connu Rispal, puisque, quand j’étais étudiant à Paris, pendant les six années de mes études, j’allais chaque semaine souper chez lui une fois par semaine à Châtillon-sous-Bagneux. Nous discutions longuement dans son atelier, et à plusieurs occasions il fut mon guide au Musée du Louvre (d’où certainement mon goût pour la sculpture et la peinture) ... ... ...
... ... ... Un de ses traits de caractère est illustré par le fait suivant. Alors que souvent il était en panne de commandes, ses amis avaient réussi à mener à son atelier le ministre des Beaux- Arts, André Marie, maire de Barantin. Le ministre s’extasiant devant ses œuvres, mais demandant si, pour diminuer le prix d’une de celles-ci on ne pouvait pas la faire en un matériau moins noble, il répondit au Ministre « et pourquoi pas en carton pâte… » Ce qui amena bien évidemment le départ immédiat du ministre, sans commande… cela va de soi.
Il eut également une grande activité sociale et syndicale, puisque, secrétaire du Syndicat, c’est grâce à lui que dans les années 1960, il obtint :
- la sécurité sociale pour les artistes.  - le 1% pour les commandes publiques.  Deux reconnaissances très importantes.
 Jean-Gabriel Rispal est né à Bordeaux le 17 mai 1892. Son père, Jean-Gilbert, était sculpteur de profession. Il débuta dans cet atelier. En 1907, il entre à l’Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux dans l’atelier de Leroux. (Après 1945, son frère, qui demeurera à la fin de sa vie à Bénesse-Maremne, y sera professeur de sculpture). Il obtint de nombreux prix.
En 1919, il signe sa première œuvre : le monument aux morts de Saucats où il réalise une tête de poilu en bronze très expressive ; suivront d’autres monuments en Gironde.

 

En 1920, il obtient une bourse de la ville de Bordeaux pour partir à Paris où il entre en 1921 à l’Ecole des Beaux-Arts. Il y entre second et va dans l’atelier prestigieux de Boucher avec des sculpteurs qui deviendront très célèbres tels que Paul Belmondo.
En 1922, il est classé quatrième au Grand Prix de Rome.
En 1924, il obtient pour son « pilotari attachant son chistera », œuvre majeure, la bourse de la Fondation américaine Blumenthal.
En 1926, il réalise la décoration sculptée de l’établissement thermal de Cambo.
En 1930, il sculpte le monument à l’Impératrice Eugénie à Biarritz (détruit ultérieurement par les Allemands).
En 1931, il commence l’exécution des statues pour l’église Sainte-Agnès d’Alfort (la Vierge qui servira de modèle pour Rio et pour Saint-Vincent-de-Tyrosse, et un « Saint-Joseph » reproduit également à Rio et pour une collection particulière) ... ... ...
... ... ... En 1964, il réalise le monument à Guy Moquet, le martyr communiste fusillé à Chateaubriand. C’est en 1970 qu’il s’éteint.
Voilà, résumée, une partie de son oeuvre immense. 

L'Athlète de la salle Jean Dauguet, dans la cité de la Benauge, rue Ferdinand Palau, salle des fêtes et foyer sportif à Bordeaux.
Sainte Agnès, statue monumentale de l'église Sainte-Agnès en pierre de Chevigny, à la Rue Nordling, Val de marne, Ile de france.

Avec son Ami Henri Sajous il réalise:

En 1926, la décoration sculptée de l’établissement thermal de Cambo (Aquitaine).

 

En 1929, les chapiteaux, table sainte, maître-autel, autels latéraux et le Christ de l'église de Lahosse (Landes).

 

En 1931, la statue de Saint Michel Garigoïts de l'église d'Ibarre (Pyrénées Atlantiques).

 

De 1939 à 1952, 18 statues de 2 mètres de hauteur, en pierre de Chauvigny de L'église Santissima Trindade à Rio de Janeiro (Brésil).

Pierre Corneille, placée en 1952 place du Panthéon, Paris 5e, côté Bibliothèque Sainte-Geneviève.